Conduire sous la pluie : vitesse et feux


  • Publié le 02 octobre 2021 par Diane Moreau

Conduire sous la pluie est un exercice qui peut s'avérer difficile pour les usagers de la route. En effet, les risques engendrés par la visibilité réduite et la perte d'adhérence peuvent avoir des conséquences importantes en matière de sécurité routière. Pour limiter ces risques, le Code de la route prévoit une diminution de la limitation de vitesse par temps de pluie. Les conducteurs doivent également adopter un comportement responsable en réduisant leur vitesse et en augmentant leurs distances de sécurité.

Sommaire :

Les risques à conduire sous la pluie

Conduire sous la pluie présente des risques, à la fois pour le conducteur, mais également pour les autres usagers de la route.

Conduire sous la pluie

Une visibilité réduite

Le premier facteur de risque à prendre en considération lorsqu'il pleut concerne la visibilité réduite du conducteur. Avec les gouttes d'eau tombant sur le pare-brise et la baisse de luminosité environnante due à la présence de nuages, le conducteur a plus de difficultés à discerner l'ensemble des informations nécessaires à la conduite.

Ce manque de visibilité doit inciter les usagers à être extrêmement vigilants, notamment en cas de conduite en ville où les piétons peuvent circuler rapidement sous la pluie pour ne pas être mouillés.

Une adhérence diminuée

Un deuxième facteur de risque de la conduite sous la pluie est la diminution, voire la perte, de l'adhérence du véhicule avec la chaussée. Sur une route mouillée, la chaussée peut être glissante et, à vitesse élevée, entrainer une perte de contrôle du véhicule.

Ce manque d'adhérence joue aussi un rôle sur l'augmentation de la distance de freinage : par temps de pluie, la distance de freinage est multipliée par 2 !

Avec ce constat, on comprend facilement l'intérêt pour un usager d'augmenter sa distance de sécurité avec le véhicule qui le précède.

De plus, en cas de fortes pluies, une quantité d'eau importante peut s'accumuler sur la chaussée et provoquer, en fonction de la vitesse du véhicule et de l'état des pneumatiques, un risque d'aquaplaning. Les roues de la voiture ne sont alors plus en contact avec la route, entrainant une perte d'adhérence et un risque de sortie de route.

Tout conducteur doit donc savoir adapter sa conduite en cas de conditions météorologiques dégradées, comme en cas de conduite sur la neige ou sur du verglas, et :

  • Augmenter ses distances de sécurité
  • Réduire sa vitesse
  • Ne pas utiliser son régulateur de vitesse

Les limitations de vitesse du Code de la route par temps de pluie

Pour limiter les risques engendrés par une conduite sous la pluie, le Code de la route prévoit l'abaissement des limitations de vitesse en cas de mauvaises conditions météorologiques.

Les limitations de vitesse par temps de pluie sur les routes de France sont les suivantes :

  • 110 km/h sur autoroute
  • 100 km/h sur les voies rapides
  • 80 km/h sur les routes hors agglomération
  • 50 km/h en ville
Limitation de vitesse par temps de pluie

Chaque conducteur doit être en mesure d'adapter sa vitesse en fonction des conditions difficiles auxquelles ce dernier doit faire face : si la visibilité est inférieure à 50 mètres, le conducteur ne doit pas rouler à plus de 50 km/h, même sur l'autoroute.

Les équipements permettant d'améliorer la visibilité en cas de pluie

Quels feux utiliser en cas pluie ?

En cas de pluie, même dès les premières gouttes, le conducteur doit obligatoirement allumer ses feux de croisement. Les feux de croisement permettent à l'usager de mieux voir son environnement, mais aussi d'être mieux vu.

En cas de fortes pluies, les feux de brouillard avant peuvent être allumés en complément ou en remplacement des feux de croisement. Les phares de brouillard avant n'éblouissent pas les autres usagers.

En revanche, les feux de brouillard arrière sont strictement interdits par temps de pluie. Les phares de brouillard arrière sont trop puissants et pourraient éblouir les véhicules qui vous suivent.

Les accessoires à utiliser

Des accessoires intégrés sur tous les véhicules permettent aux conducteurs d'améliorer leur visibilité en cas de précipitations. Tout d'abord, les essuie-glaces qui permettent d'évacuer l'eau présente sur le pare-brise. Lorsque les balais d'essuie-glace commencent à laisser des traces sur le pare-brise, ces derniers sont à changer.

Ensuite, pour lutter contre la formation de buée sur les vitres et le pare-brise, le conducteur peut utiliser le système de ventilation. Lorsque le temps est humide, ce système couplé à la climatisation qui envoie un air sec, permet de désembuer rapidement l'habitacle.