L’attention au volant : téléphone, fatigue et autres risques


  • Publié le 04 décembre 2019 par Diane Moreau, mis à jour le 04 septembre 2021

L'attention au volant est optimale lorsque le conducteur est attentif à sa conduite et à son environnement. Tout usager doit adopter un comportement responsable pour assurer sa sécurité et celle des autres sur la route. Ainsi, téléphoner, fumer ou encore manger au volant sont des comportements à éviter pour rester maitre de soi-même et de son véhicule. Un automobiliste fatigué ou en état de stress doit éviter de prendre la route.

Sommaire :

La vigilance au volant

Rester vigilant, c'est rester attentif à sa conduite et à son environnement. Si la vigilance baisse, le conducteur peut ne pas percevoir un danger, ou le percevoir trop tard, ce qui peut avoir des conséquences dramatiques en termes de sécurité routière. Connaitre les facteurs qui influent sur l'attention au volant du conducteur est donc très important.

Plusieurs facteurs peuvent entrainer un conducteur à perdre en vigilance, comme :

  • Une discussion avec un passager
  • Un trajet routinier
  • Un trajet sur autoroute
  • Une distraction

Un des facteurs les plus courants entrainant une inattention de la part du conducteur est le fait de téléphoner au volant. Ce comportement est très dangereux, obligeant le conducteur à quitter la route des yeux et à détourner son attention sur la discussion en cours.

Téléphone portable

L'usage du téléphone portable au volant est strictement interdit par le Code de la route, que ce soit lorsque celui-ci est tenu en main ou que le conducteur utilise des oreillettes, un kit mains libres ou encore un casque audio.

Le seul moyen encore autorisé pour passer un appel en conduisant est d'utiliser un dispositif Bluetooth directement intégré au véhicule.

Blessé suite à un accident

Téléphoner en conduisant multiplie par 3 le risque d'accident et serait responsable d'un accident corporel sur 10.

Si téléphoner en conduisant est un comportement très dangereux qui peut avoir de lourdes conséquences en termes de sécurité routière, d'autres comportements sont aussi à éviter.

Par exemple, fumer au volant ou manger en conduisant ne sont pas explicitement interdit par le Code de la route, mais peuvent entrainer des risques d'accident.

Ces comportements représentent une distraction pour le conducteur et sont source d'inattention. Ceux-ci peuvent également empêcher l'automobiliste de tenir correctement son volant avec les deux mains dans les positions de 9h15 ou 10h10.

Bien sûr, la liste ci-dessus est une liste non exhaustive. Cela fait partie du devoir du conducteur de s'apercevoir quand sa vigilance baisse et, le cas échéant, d'y remédier immédiatement.

La somnolence du conducteur

Somnolence au volant

La somnolence, ou fatigue au volant, est la cause de nombreux accidents de la route en France. Celle-ci est directement liée à l'état de fatigue du conducteur, à savoir, si celui-ci est en dette de sommeil ou non.

La somnolence est provoquée par un manque de sommeil chez le conducteur et entraine des signes de fatigue facilement identifiables tels que des bâillements répétitifs, des douleurs dans la nuque ou encore les yeux qui piquent.

Dès l'apparition de ces premiers signes, il est nécessaire de faire une pause pour se reposer. Sur la route, respecter la règle des 15 minutes de pause toutes les 2h de conduite permet de réduire le risque d'accident.

En cas de fatigue de l'usager, son temps de réaction peut passer de 1 à 2 secondes, entrainant un risque d'accident bien supérieur par rapport à un usager en pleine forme.

Il est donc recommandé aux usagers de prendre la route lorsque ceux-ci sont en forme et de faire particulièrement attention aux heures où le conducteur est le plus sujet à la somnolence, à savoir entre 13h et 15h et entre 3h et 5h.

Les états psychologiques incompatibles avec la conduite

Etat psychologique

Certains états psychologiques peuvent influencer négativement la conduite et mettre en danger le conducteur, ses passagers et les autres usagers.

Voici une liste, non exhaustive, d'états psychologiques et de situations augmentant le risque d'accident :

  • Le stress : vous êtes parti en retard pour un rendez-vous important et vous stressez d'arriver en retard
  • Vous vous êtes disputé juste avant de prendre la route
  • Vous avez un excès de confiance sur vos capacités de conduite, ce qui entraine un comportement à risque (vitesse élevée, dépassement dangereux, oubli de clignotants, etc.)
  • Le véhicule derrière vous vous fait des appels de phares
  • Un passager vous demande d'effectuer une action dangereuse, telle qu'un dépassement, alors que la visibilité est trop faible

Ne prenez pas la route si vos émotions représentent un risque d'accident. Vous devez également toujours avoir conscience que c'est vous, en tant que conducteur, qui prenez les décisions. Ne prenez pas de risques inutiles parce que d'autres personnes vous le demandent.

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